La création du PNP n’est pas inéluctable, les initiateurs du projet doivent encore prouver :

sa faisabilité territoriale

Comment justifier la préservation d’un cœur de réserve homogène quand le projet de la zone centrale tel que présenté s’étend sur une longueur de 5 km et qu’elle dépasse à peine 200 m de large par endroits ? Et le tout est bordé ou traversé sur sa plus grande longueur par des routes à fort trafic.

 

sa nécessité scientifique

Il n’existe à ce jour que très peu d’inventaires fiables permettant de dire que quelque chose ne va pas dans les Bois du Jorat. Selon la planification des promoteurs, les études ne devraient débuter que cette année et être concluantes d’ici fin 2019 : une bien courte période pour juger de l’évolution de la biodiversité d’un massif forestier !

l’adhésion de la population

Conservons nos libertés et assumons nos responsabilités.

Pourquoi avoir besoin de recourir à la loi pour préserver un bien qui nous est cher à tous ??

Pourquoi interdire plutôt qu’éduquer ?

Eduquons nos enfants à la nature en leur permettant de la pratiquer et de la respecter.

son acceptation politique

Les conseils des Communes territoriales concernées par le projet doivent au final accepter sa création en automne 2019. Le peuple a donc encore une carte importante à jouer pour défendre ses libertés face à un état centralisateur et pour contrer les vues de quelques urbanistes enivrés d’une utopie écologique.

 

Parque pas mon Jorat accepte et soutient les deux premiers buts de l’association JUTAVAQ, mais combat le troisième, soit la création d’un parc naturel. 

Tous les membres, tant collectifs qu’individuels, de Parque pas mon Jorat sont conscients des valeurs naturelles, économiques et culturelles des Bois du Jorat. Il sont tous prêts à en garantir le respect, mais pas au détriment d’une perte de liberté et d’une mise sous cloche de nos forêts.

Statuts JUTAVAQ – Art. 3

L’Association a pour but de :

Représenter et défendre les intérêts des communes territoriales du Jorat et des propriétaires privés et publics de forêts et terrains agricoles situés sur le territoire joratois dans le cadre du programme de mise en valeur du patrimoine forestier; OUI !

Promouvoir et soutenir des projets de développement durable du territoire joratois; OUI !

Etudier l’opportunité de la création d’un Parc naturel périurbain (PNP) sur le territoire joratois; NON !

 

Un PNP ne nous est pas imposable ! 

Il n’existe aucune base légale pour imposer aux Communes la création d’un PNP. Tant la loi sur la Protection de la Nature (LPN) que l’ordonnance fédérale sur les Parcs (OParc) ne prévoient cette éventualité.

 

 

La zone de transition ? Un Disney World dans nos Bois !!

La zone de transition devrait regrouper toutes les activités pratiquées actuellement sur l’ensemble du territoire. Ce regroupement paraît totalement contreproductif au regard de la densification des visiteurs par surface forestière !

Nous n’avons pas besoin d’accro-branche pour faire découvrir la forêt à nos enfants;

Nous n’avons pas besoin de centre de découverte pour rencontrer les producteurs locaux et acheter leurs produits;

Nous n’avons pas besoin de buvette, un sac à dos bien rempli et les refuges existants sont bien plus authentiques;

Nous n’avons pas besoin de chemins balisés, si ce n’est pour permettre aux néophytes de ne pas se perdre;

Mettons en valeurs nos Arboretum et entretenons nos chemins plutôt que de dépenser l’argent du contribuable à créer un Parc dont personne ne veut !

 

Une exploitation forestière qui fait sens sur le plan environnemental et favorable à l’économie de proximité. 

Des travaux scientifiques officiels récents et des observations démontrent que l’abandon total de l’exploitation forestière tend plutôt  à réduire la bio-diversité. La mise sous cloche du Jorat va donc à l’encontre de l’objectif premier des initiants, soit d’améliorer la bio-diversité !

Ne méprisons pas la haute valeur d’une exploitation raisonnée et durable de la forêt, au bénéfice de tous les habitants de la région. Que ce soit pour la construction ou le bois-énergie, nous avons sur place un produit naturel et renouvelable. Proche de nous, pour nous.

 

Que la population locale conserve la maîtrise des biens naturels de sa région. 

Apprenons du passé et ne laissons pas filer la gestion de nos ressources. Il y un siècle environ, les communes et les propriétaires privés ont souvent cédé des droits d’eau dans le Jorat pour une bouchée de pain aux grandes communes du bord du lac. Aujourd’hui l’eau du Jorat, de qualité exceptionnelle, quitte souvent notre région sans contrepartie pour les collectivités locales. Alors qu’une redevance, comme pour l’énergie hydro-electrique en Valais, serait bienvenue pour les budgets communaux.

Budget de fonctionnement:

  • Aucune information disponible concernant les charges (salaires des rangers et des autres employés, véhicules, locaux, frais administratifs, etc)

  • Aucune information disponible sur les produits escomptés, hors subventions.

  • L’ordonnance fédérale y relative précise que les communes concernées doivent couvrir 25% des charges. Est-ce nécessaire de péjorer encore les budgets communaux déjà malmenés ?